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vendredi, mai 16 2008

Carlsberg va lever 6,3 milliards de dollars pour refinancer l'achat de S&N

Le brasseur danois va lancer une augmentation de capital de 30,5 milliards de couronnes danoises, soit 6,3 milliards de dollars, pour refinancer une partie de la dette contractée à l’occasion du rachat de son concurrent Scottish & Newcastle, acquisition réalisée de concert avec le néerlandais Heineken. 76,3 millions d’actions nouvelles de classe B seront offertes au prix unitaire de 400 couronnes, ce qui représente une décote de 40 % sur le cours de clôture de l’action Carlsberg du 14 mai. L’opération est entièrement garantie par un pool bancaire comprenant BNP Paribas, Danske Bank, Lehman Brothers et Nordea Bank.

vendredi, avril 18 2008

Google défie la crise: bénéfice +30% sur le 1er trimestre

New York (AWP/AFX) - Le groupe internet Google, leader mondial de la publicité en ligne, a réussi malgré le ralentissement économique américain à accroître son bénéfice de plus de 30% au 1er trimestre, avec de nouveaux records qui viennent démentir ceux qui prédisaient son déclin.

Son bénéfice net a bondi à 1,3 milliard de dollars, sur un chiffre d'affaires de 5,19 milliards, en hausse de 42%. Son bénéfice a augmenté presque deux fois plus vite qu'au 4e trimestre 2007.

Le bénéfice par action hors exceptionnels a atteint 4,84 dollars, très supérieur aux 4,52 dollars attendus par les analystes.

Hors TAC (commissions reversées aux sites partenaires), le chiffre d'affaires ressort à 3,7 milliards, en hausse de 46%, là encore mieux que les 3,6 milliards attendus par les marchés. Les TAC, à 1,49 milliards de dollars, ont représenté 29% du total de ses recettes contre 30% un an plus tôt.

Ces résultats ont fait bondir l'action Google lors des échanges électroniques suivant la séance officielle: Vers 20H30 GMT (22h30 HEC), le titre gagnait 15%, à 519 dollars.

Il était pourtant tombé en-dessous des 500 dollars fin février et descendu près de 400 dollars début mars, alors qu'il se négociait plus de 700 dollars en novembre 2007.

Les marchés craignaient que la crise ne rattrape le secteur de la publicité sur internet et son leader Google.

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jeudi, avril 17 2008

Merrill Lynch annonce 1,96 milliard de dollars de pertes pour le premier trimestre

Merrill Lynch a annoncé avoir subi une perte au premier trimestre après avoir inscrit dans ses comptes plusieurs milliards de dollars de dépréciations de crédits immobiliers et d'autres actifs à risque. Le numéro un mondial du courtage affiche pour les trois premiers mois de l'année une perte nette de 1,96 milliard de dollars, soit 2,19 dollars par action, à comparer à un bénéfice de 2,16 milliards (2,26 dollars/action) un an plus tôt sur la même période. Il précise avoir déjà enregistré un total de plus de 24 milliards de dollars de dépréciations sur les trimestres précédents. Le groupe a parallèlement levé plus de 12 milliards de capitaux. Le groupe prévoit de supprimer environ 4.000 emplois d'ici la fin de l'année.

mercredi, avril 16 2008

JPMorgan annonce 2,6 milliards de dollars de dépréciations pour le premier trimestre

JPMorgan a publié mercredi un recul de son bénéfice net au premier trimestre à 2,4 milliards de dollars et des dépréciations d'actifs de 2,6 milliards de dollars sur la même période. Le bénéfice par action de la banque, en passe de racheter Bear Stearns, recule à 68 cents contre 1,34 dollar un an auparavant. Avant l'ouverture de Wall Street, le titre était à la hausse, et prenait 1% à 42,55 dollars.

Montée en puissance des contrats d'échange de défaut de crédit en 2007

 
 

L’Association Internationale des swaps et des dérivés (ISDA) a annoncé les résultats de son enquête de marché annuelle sur les produits dérivés négociés de manière privée. L'ISDA a rapporté un bond de 37 % du montant notionnel des Credit Default Swaps (CDS) au second semestre 2007 par rapport au premier à 62.000 milliards de dollars. Sur l'année 2007, la progression atteint 80 %, contre 34 % pour les dérivés de taux, dont le notionnel s'élève à 382.3 milliards de dollars. La course à la protection des investisseurs contre le risque de défaut depuis l'éclatement de la crise explique cette montée en puissance des CDS. Montée en puissance des contrats d'échange de défaut de crédit en 2007 le 16/04/2008 L’Association Internationale des swaps et des dérivés (ISDA) a annoncé les résultats de son enquête de marché annuelle sur les produits dérivés négociés de manière privée. L'ISDA a rapporté un bond de 37 % du montant notionnel des Credit Default Swaps (CDS) au second semestre 2007 par rapport au premier à 62.000 milliards de dollars. Sur l'année 2007, la progression atteint 80 %, contre 34 % pour les dérivés de taux, dont le notionnel s'élève à 382.3 milliards de dollars. La course à la protection des investisseurs contre le risque de défaut depuis l'éclatement de la crise explique cette montée en puissance des CDS.

mardi, avril 1 2008

UBS/Perte de 12 milliards au premier trimestre - Marcel Ospel s'en va


Zurich (AWP/ats) - L'UBS, entraînée dans la crise des marchés financiers depuis neuf mois, doit renflouer ses caisses par une nouvelle recapitalisation. Le numéro un bancaire suisse s'attend à une perte de 12 milliards de francs au 1er trimestre. Son président Marcel Ospel quitte le navire.

Les conditions se sont détériorées dans les positions à risques lors des trois derniers mois, particulièrement en mars, a averti mardi l'UBS. L'établissement a affiché de nouvelles dépréciations de 19 milliards de dollars au 1er trimestre. Au total, la banque a déjà déprécié pour plus de 37 milliards de dollars depuis l'automne.

L'UBS a cependant réduit son exposition dans le subprime à 15 milliards de dollars de janvier à mars. Ces positions se montaient encore à 27,6 milliards à fin décembre.


UBS crise recapitalisation (article en entier)

mardi, mars 25 2008

La tempête financière a détourné les banques du marché de la dette

Les émissions de dette réalisées par des institutions financières ont chuté de plus de 200 milliards de dollars, soit 40%, depuis le début de l'année en raison de la crise du crédit, a annoncé mardi le fournisseur de données spécialisé mtn-i. Les émissions n'atteignant qu'un peu plus de 300 milliards de dollars la semaine dernière contre 516 milliards à la même époque l'an dernier. "La difficulté des banques à se financer s'est intensifiée avec la poursuite de l'assèchement du crédit", explique Mike Tims, directeur général de mtn-i. Selon une autre étude, le montant global des opérations de titrisation lancées dans le monde devrait chuter de 25% cette année, a estimé mardi l'association professionnelle International Financial Services London (IFSL).En 2007, le marché de la titrisation s'est contracté de 8% seulement à 3.826 milliards de dollars grâce à la vigueur de l'activité au premier semestre. Mais il devrait tomber à 2.850 milliards de dollars cette année en raison du manque de liquidité et de la montée de l'aversion au risque, estime IFSL.

mercredi, mars 19 2008

Le baril rebondit à 107 dollars le baril avant la Fed

Le pétrole rebondit mardi après son accès de faiblesse de la veille. Vers midi, le contrat avril sur le brut léger américain gagne 1,67 dollar, soit 1,58%, à 107,35 dollars le baril et le Brent prend 1,87 dollar (+1,84%) à 103,62 dollars.

lundi, mars 17 2008

Le dollar dévisse, l'or s'envole, le franc suisse hésite

Les Bourses s’affolent après l’annonce de la faillite du fonds américain Carlyle, alimentant le spectre de la récession.

C'est un doux euphémisme: l'économie mondiale ne sait plus où donner de la tête tant les mauvaises nouvelles abondent sur le front financier. Dernier épisode en date: l'écroulement d'un fonds d'investissement appartenant au puissant groupe américain Carlyle (lire ci-dessous), laminé par une dette de 17 milliards de dollars! Une autre «victime» collatérale du subprime... L'agence de notation Standard & Poor's a beau promettre que le bout du tunnel de la crise du crédit américain est en vue 285 milliards de dollars de dépréciations aux dernières estimations , cette lumière est loin d'être rose aux yeux des marchés, qui se sont hier encore affolés. Tour d'horizon d'une planète financière en mal de boussole.

LE DOLLAR NE CESSE DE DÉGRINGOLER. QUELS EFFETS CELA A-T-IL CONCRÈTEMENT POUR LA SUISSE? Globalement, la chute du billet vert n'a que peu de conséquences sur l'économie suisse, dont la santé est intimement liée à l'euro, l'industrie exportatrice dans la zone euro pesant pour 56% du PIB. Bien sûr, si la crise du subprime fait chanceler d'autres institutions financières, l'économie mondiale en sera affectée. En attendant, les amateurs de shoppingpeuvent sauter dans le premier vol en direction des Etats-Unis. La descente aux enfers du dollar, qui a atteint hier moins de 1,01 franc un plancher historique est bien sûr tout bénéfice pour eux. Du reste, chez Hotelplan, les réservations de Pâques à destination de New York ou de San Francisco ont explosé par rapport à la même période de l'an dernier, «une hausse à deux chiffres», selon Prisca Huguenin-Dit-Lenoir, porte-parole du numéro deux du voyage.

QUID DE LA FOLLE ASCENSION DU PÉTROLE ET DE L'OR? Le phénomène n'est pas nouveau mais atteint chaque jour des sommets insoupçonnés. Ainsi, le baril de pétrole dépassait hier les 111 dollars à New York et les 108 dollars à Londres. Des niveaux records principalement dus à l'effondrement du dollar. Autre réaction en chaîne: l'once d'or, 31,1 grammes, qui ne cesse de se renchérir depuis le début de l'année. Hier, le métal précieux dépassait le seuil symbolique des 1000 dollars sur le marché londonien, soit, là encore, un cap historique. Lorsque le dollar plonge, la «relique barbare», telle que la surnommait l'économiste John Keynes, s'envole auprès des investisseurs, qui se replient sur de l'or vendu en dollars. A noter qu'en Suisse, les vrenelis ont plus que jamais la cote, constate la Banque Cantonale Vaudoise.

MAIS QUE FAIT LA BANQUE NATIONALE SUISSE (BNS)? Rien, et à juste titre, approuvent la plupart des analystes. Hier, la BNS maintenait le statu quo en matière de politique monétaire, en conservant un taux de référence à 2,75%. Une prudence qui s'aligne sur celle de la Banque centrale européenne. Toutefois, la BNS se montre plus mesurée sur ses prévisions de croissance, abaissée à 1,5% - 2%, et s'attend à une inflation moyenne de 2% en 2008. La raison? L'an dernier, le franc s'était considérablement affaibli face à l'euro près de 1,68 franc en octobre. Sa revalorisation rapide, à 1,58 franc, préoccupe nos grands argentiers. Pour Janwillem Acket, chef économiste chez Julius Bär, il n'y a pourtant pas de quoi s'inquiéter avant l'automne prochain, tant pour les exportations en Europe, les carnets de commande étant encore bien remplis, que sur l'emploi, qu'il estime en hausse de 2% pour cette année. «Ce n'est pas tant le renforcement du franc qui inquiète les exportateurs que sa volatilité», souligne aussi Fabien Heller, analyste au Credit Suisse.

jeudi, février 14 2008

UBS exposé au "subprime" pour 27,59 milliards de dollars

UBS a dévoilé l'ampleur pour la première fois son exposition aux crédits à risques. Celle-ci a été ramenée à 27,59 milliards de dollars fin décembre, contre 38,77 milliards trois mois plus tôt, mais elle a engendré des dépréciations de 9,6 milliards. Les positions "Alt-A", de meilleure qualité que le subprime mais toujours considérées comme risquées, s'élèvent à 26,6 milliards, dont 21,2 milliards en titres adossés à des hypothèques résidentielles (RMBS) notés AAA et 5,4 milliards pour les non-AAA. Ces engagements ont nécessité des charges de deux milliards de dollars, dont 1,2 milliard rien que pour les non-AAA. Le directeur général Marcel Rohner n'a pas donné d'assurance sur un retour à la rentabilité, disant simplement que la banque s'attendait à vivre un exercice difficile. Autre surprise, UBS a passé une charge de 871 millions de dollars liée à des assurances acquises auprès de rehausseurs de crédit.

mercredi, février 13 2008

Goldman prend 20% du Hedge Fund Capula

Le fonds d'investissement Petershill de Goldman Sachs vient de rentrer à hauteur de 20% dans Capula Investment Management, un Hedge Fund qui gère 3 milliards de dollars créé par Masao Asai et Yan Huo. La banque restera "passive" commente le Hedge.

mercredi, février 6 2008

Yahoo! avec Google contre Microsoft?

Yahoo! avec Google contre Microsoft?


Les géants du web se lancent dans une véritable bataille. Yahoo! a annoncé qu'il étudiait une alliance stratégique avec son concurrent Google pour se défendre face à l'offre lancée sur lui par Microsoft.

Selon des sources proches de la stratégie de Yahoo!, le groupe envisage de reprendre contact avec l'autre géant qu'est Google, premier moteur de recherche sur internet, avec qui il avait discuté pendant plusieurs mois d'une alliance alternative.
sur ce sujet

Raid non sollicité
Yahoo! s'estime sous-évalué par le raid non sollicité de 44,6 milliards de dollars, soit 31 dollars par titre, annoncé vendredi par le géant du logiciel Microsoft.

Dans le cadre d'un partenariat avec Google, Yahoo! pourrait utiliser les services de recherche sur internet de son concurrent. Une autre source proche de Yahoo! a déclaré que le groupe américain avait fait l'objet d'une longue série de contacts préliminaires avec des groupes de médias, de technologies et financiers, ajoutant ne pas savoir si une offre alternative était imminente.
Google en chevalier blanc
Dans un mémo envoyé à ses employés, Yahoo! tente de rassurer: «nous voulons souligner qu'absolument aucune décision n'a été prise et qu'en dépit de ce que certains ont essayé de suggérer, il n'y a certainement aucun processus d'intégration en cours».

Le «Wall Street Journal» a écrit sur son site web dimanche que le CEO de Google, Eric Schmidt, avait appelé celui de Yahoo!, Jerry Yang, pour lui offrir l'aide de son groupe, dans le but de contrer l'offre de Microsoft. Des porte-parole de Yahoo! et de Google ont refusé de commenter le dossier.
Problèmes de monopoles?
Google, répondant à l'offensive de son grand rival Microsoft, s'est interrogé sur la compatibilité de l'opération envisagée avec la législation antitrust et la lutte contre les monopoles.

David Drummond, l'un des vice-présidents de Google et son principal responsable pour les questions juridiques, estimait dimanche sur son blog que la fusion entre Microsoft et Yahoo! pourrait entraver la libre compétition qui alimente depuis plus de dix ans la course à l'innovation sur le web.

Microsoft a répondu aux arguments de Google en jugeant qu'une fusion avec Yahoo! créerait «un numéro deux convaincant dans la recherche sur internet et dans la publicité online» face au leader du marché Google. «Les scénarios alternatifs ne conduisent qu'à une moindre concurrence sur internet», écrit dans un communiqué le directeur juridique de Microsoft, Brad Smith.

ats/cer

jeudi, janvier 31 2008

MBIA fait état d'une lourde perte au quatrième trimestre

Le numéro un mondial du rehaussement de crédit, a fait état d'une lourde perte au quatrième trimestre, 2,3 milliards de dollars sur la période, soit 16,61 dollars par action, contre un bénéfice de 181 millions (1,32 dollar par action) il y a un an. MBIA a expliqué qu'il avait passé ces provisions pour couvrir son portefeuille de dérivés de crédit, la somme de 3,5 milliards de dollars.

L'UBS et le Credit Suisse risquent encore des dépréciations

La Commission fédérale des banques (CFB) s'attend à ce qu'UBS et le Credit Suisse inscrivent de nouvelles dépréciations dans leurs comptes, liées non pas à la crise des "subprime" mais à des activités telles que les cartes de crédit et les prêts aux entreprises et aux particuliers, a déclaré son président, Daniel Zuberbuehler. Il estime qu'UBS n'est pas à l'abri de nouveaux amortissements bien qu'elle ait dévoilé mercredi un montant total de 18,4 milliards de dollars de dépréciations au titre de 2007. "Aussi longtemps que durera la crise, il y aura de nouvelles dépréciations", a-t-il dit dans le quotidien Blick, en faisant référence à UBS. Vers 13 heures, alors que l'indice DJ Stoxx européen des banques se contracte de 3,5%, UBS chute de 8,55% et Credit Suisse de 5,46%.

UBS banque Suisse en crise

La banque suisse UBS va boucler l'exercice 2007 dans le rouge en raison des lourdes pertes de sa banque d'investissement sur le marché américain, la banque ayant annoncé mercredi quatre milliards de dollars de dépréciations supplémentaires, soit 14 milliards pour le trimestre.

jeudi, janvier 24 2008

Wall Street s'enfonce à l'ouverture

6ème séance consécutive en baisse

La Bourse de New York a de nouveau ouvert en forte baisse mercredi, le marché s'inquiétant de l'impact concret sur l'économie de la baisse des taux d'intérêt américains ainsi que des prévisions décevantes d'Apple: le Dow Jones perdait 2,17% et le Nasdaq 2,52%.

LA CRISE

Vers 14H40 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) glissait de 259,96 points à 11.711,23 points et l'indice Nasdaq, à forte composante technologique, de 57,75 points à 2.234,52 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 tombait lui de 2,50% (-32,78 points) à 1.277,72 points.

Alors que les marchés européens replongeaient, une sixième séance de baisse consécutive débutait pour Wall Street, plombée par le spectre d'une récession économique aux Etats-Unis.

La baisse surprise, mardi, du principal taux d'intérêt directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed) à 3,50%, avait permis aux marchés américains de freiner leur descente, sans toutefois rétablir l'optimisme chez les investisseurs. Le Dow Jones avait perdu 1,06%, le Nasdaq 2,04% et le SP 500 1,11%.

"Les marchés financiers restent sceptiques sur l'ampleur de l'impact de cette mesure", qui nécessite plusieurs mois pour se faire ressentir sur l'économie, a souligné Dick Green, analyste de Briefing.com.

De plus, les prévisions prudentes livrées pour 2008 par Apple (-11,95% à 138,64 dollars), une des valeurs particulièrement appréciées des investisseurs, ajoutaient à la morosité.

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Krach boursier

«Ne nous voilons pas la face. Oui, c’est un krach»

La dégringolade a repris hier sur les places européennes. Le témoignage de l’ex-banquier privé lausannois Pierre Henchoz, qui a déjà traversé plusieurs crises.


Les séismes boursiers? C’est comme tout, on s’habitue. Pierre Henchoz ne manque pas d’expérience dans le domaine. Il en a vécus, et même vaincus, une demi-douzaine depuis le 29 mai 1962, quand le bras de fer entre le président Kennedy et les patrons des grandes aciéries américaines avait provoqué une belle panade à Wall Street, et ricoché sur l’Europe.

Retraité depuis dix-huit mois, l’ex-associé de la banque privée lausannoise Hentsch & Henchoz, désormais intégrée à la holding LODH, ne veut pas «peindre le diable sur la muraille», mais il prévient: «Il faut appeler les choses par leur nom, c’est un krach. Depuis quatre mois la baisse est graduelle, et elle s’accélère depuis le 1er janvier. En moins de deux semaines, nous avons effacé deux bonnes années de hausse. 40% des gains engrangés sur les marchés depuis l’entrée des Américains dans Bagdad au printemps 2003 se sont volatilisés. A ce niveau, ce n’est plus un coup de vent passager, mais une inversion du climat.»

Récession, une prophétie autoréalisatrice

Pierre Henchoz rappelle que l’économie mondiale a connu pas moins de dix récessions depuis 1945, et que leur durée moyenne n’est «que» de 10,4 mois. Le soi-disant spectre de celle qui mijoterait aux Etats-Unis est donc à prendre avec des pincettes: «Les intervenants sont devenus très sensibles. Il y a désormais 80% de psychologie et 20% de fondamentaux dans les réactions des acteurs. Mais à force d’évoquer une récession, la prophétie peut devenir autoréalisatrice.»

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Chine: la croissance record

La croissance chinoise a été au plus haut depuis plus d'une décennie en 2007, comme l'inflation, avec un taux de 11,4% qui alimente le spectre d'une surchauffe du géant asiatique.

La richesse chinoise a totalisé 24.666,9 milliards de yuans (environ 3.380 milliards de dollars, au taux de fin 2007), son plus fort niveau de progression depuis une hausse de 13,1% enregistrée en 1994.

En 2006, la croissance de la Chine avait été de 11,1%.

Cette nouvelle performance pourrait permettre au géant asiatique de devenir bientôt la troisième économie mondiale devant l'Allemagne et derrière les Etats-Unis et le Japon.

Interrogé à ce sujet lors de la présentation des statistiques à la presse, le directeur du BNS, Xie Fuzhan a indiqué que "l'on ne pouvait pas encore faire de comparaison avec l'Allemagne", cette dernière "n'ayant pas encore publié ses statistiques économiques" 2007.

Xie Fuzhan a une nouvelle fois mis en avant "le risque de passer d'un rythme rapide à la surchauffe".

Les chiffres 2007 montrent une économie toujours en expansion sur le front des investissements (+24,8%), de la production industrielle (+18,5%), des échanges commerciaux et de l'inflation, au plus haut depuis onze ans (+4,8%).

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vendredi, janvier 18 2008

Après UBS et Citigroup, Merrill Lynch voit rouge

La grande banque américaine finira l'année avec un déficit de près de 8 milliards de dollars. Avec elle, c'est toute l'Amérique qui tremble.


La deuxième plus grande banque du monde tousse fort. Frise peut-être la broncho-pneumonie. Hier, Merrill Lynch a fait ses comptes: elle affichera, pour 2007, une perte annuelle de 7,8 milliards de dollars. Et le seul quatrième trimestre   celui dont on savait qu'il allait révéler l'ampleur des pertes sur les crédits hypothécaires pourris   lui coûtera 9,8 milliards de dollars.

Quelques jours donc après la première banque mondiale, Citigroup, sa petite soeur commence à dévoiler ses plaies. Lundi, en effet, Citigroup a révélé une perte liée aux subprime de 10 milliards de dollars, la suppression de 4200 emplois et la recherche d'argent frais à hauteur de 14,5 milliards de dollars.

Dans sa foulée, Merrill Lynch est également en manque de liquidités, à hauteur de quelque de 7 milliards de dollars, afin de maintenir ses fonds propres à niveau. Dans les deux cas, des fonds d'Etat   que cela soit du Koweït ou de Singapour   sont venus à la rescousse pour renflouer ces titans bancaires américains.

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mercredi, janvier 16 2008

Airbus: record de commandes et de nouvelles économies


Airbus a enregistré 1.341 commandes nettes l'an dernier, soit moins que les 1.413 appareils vendus par Boeing . Mais 2007 se révèle une année record pour les deux constructeurs aéronautiques. Les commandes reçues par Airbus sont estimées à 157,1 milliards de dollars sur la base, purement indicative, des prix catalogue, ce qui porte le carnet de commandes du groupe européen à 3.421 avions, soit six années de production. Pour la première année de son plan de restructuration quadriennal Power 8, Airbus a déclaré avoir dépassé l'an dernier son objectif, en économisant plus de 300 millions d'euros. Mais son directeur général délégué, Fabrice Brégier, a également annoncé " que les mesures supplémentaires prévues au-delà de l'actuel plan de restructuration Power 8, qui viseront à compenser les effets de la nouvelle baisse du dollar, "devraient etre définies a la fin du premier trimestre" 2008.

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