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jeudi, juillet 5 2007

La Banque d'Angleterre porte son taux de base à 5,75 %

La Banque d'Angleterre porte son taux de base à 5,75 %







La Banque d’Angleterre a annoncé aujourd’hui le relèvement de son taux directeur de 25 points de base. Après cinq hausses de taux depuis août 2006, cette décision porte le taux de base de 5,5 % à 5,75 %, au plus haut depuis six ans. En fait, c'est le taux le plus élevé des pays du G7. La dynamique de croissance de l’économie anglaise reste robuste, soutenue par des indices PMI manufacturier et des services à des niveaux élevés, laisse à penser que d’autres hausses de taux sont probables avant la fin de l’année. Les contrats Short Sterling anticipent des taux futurs trois mois au dessus de 6 % dès septembre 2007.

vendredi, juin 29 2007

USA: la Fed laisse son taux inchangé à 5,25%, reste prudente sur l'inflation

USA: la Fed laisse son taux inchangé à 5,25%, reste prudente sur l'inflation

ECONOMIE | 08h10 La Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé inchangé jeudi son principal taux directeur à 5,25%, en rendant un verdict prudent sur l'amélioration de l'inflation.

"Les chiffres sur l'inflation de base se sont légèrement améliorés au cours des derniers mois", a indiqué la banque centrale à l'issue de sa réunion de deux jours.

Elle a toutefois assorti son jugement d'un bémol: la modération des pressions inflationnistes doit se confirmer "de façon convaincante", et d'ailleurs l'inflation reste sa "préoccupation prédominante".

De plus, elle n'a pas répété la phrase affirmant que l'inflation semblait à même de s'infléchir à terme. Elle le faisait lors de ses précédentes réunions.

A l'appui de sa vigilance, la banque centrale a invoqué le bas niveau du chômage qui risque de créer des tensions sur les salaires. La forte utilisation des ressources dans les entreprises risque aussi de faire monter les prix.

"Ce communiqué est cohérent avec un statu quo durable", a réagi Marie-Pierre Ripert d'Ixis CIB.

La Fed se livrait là à un exercice délicat, car il lui fallait informer les marchés qu'elle avait pris note des petits signes d'amélioration sur l'inflation sans pour autant leur donner l'impression de baisser la garde.

L'inflation de base, mesurée hors alimentation et énergie, commence depuis quelques mois à refluer vers la barre des 2% qui constituent le seuil de tolérance de la banque centrale. Mais comme la révision à la hausse des chiffres du premier trimestre est venu le rappeler jeudi (avec une inflation liée au PIB au plus haut en 16 ans), il est trop tôt pour crier victoire.

Le statu quo sur les taux avait été largement anticipé par les marchés mais ils espéraient beaucoup un changement de ton sur l'inflation, et ils ont accueilli le communiqué avec prudence: l'indice Dow Jones prenait 0,19% à points à 13.453,82 points à la Bourse de New York vers 18H30 GMT.

Pour Robert Brusca de FAO Economics, la Fed a "trouvé le moyen de retirer son affirmation comme quoi l'inflation était +assez élevée+, mais en même temps de dire que l'amélioration n'est pas suffisante".

Au chapitre de la croissance, le Comité de politique monétaire (FOMC) s'est voulu rassurant, en jugeant que "l'économie devrait continuer à croître à un rythme modéré dans les trimestres à venir".

La Fed s'est ainsi dite confiante de voir la croissance rebondir, après le passage à vide du premier trimestre (0,7% seulement en rythme annuel).

Elle a fait état d'une croissance "modérée" au premier semestre, "en dépit de l'ajustement en cours dans l'immobilier résidentiel".

Elle n'a cependant pas fait allusion aux difficultés du secteur des prêts à risques ("subprime") qui commencent à inquiéter Wall Street et qui pourraient fissurer la croissance s'ils venaient à contaminer la consommation, qui est le premier moteur de l'économie américaine.

Pour Sal Giuatieri, de BMO Financial Group, le dilemme de la Fed se pose en des termes simples: "si elle baisse ses taux d'intérêt et donne un coup de pouce au secteur immobilier, elle risque d'alimenter l'inflation. Si elle les monte pour juguler l'inflation, elle risque de faire s'écrouler l'immobilier".

"Dans ces conditions le mieux pour la Fed est de ne rien faire", ajoute l'économiste.

Le taux directeur de la Fed est fixé à 5,25% depuis un an déjà.

jeudi, mai 24 2007

Actualité bourse et finance

  • Le titre Saint-Gobain pénalisé par la crainte de sanctions plus lourdes que prévues
    L'action Saint-Gobain cédait à 13 heures 2,30 % à 79,58 euros. Saint-Gobain pourrait avoir à passer une provision de l'ordre de 500 millons d'euros, plutôt que les 300 millions initialement envisagés, sur son activité de verres plats. La Commission européenne avait ouvert des procédures à l'encontre de plusieurs fabricants qu'elle soupçonne de cartel. Le groupe Nippon Sheet Glass vient de provisionner un montant de 515 millions d'euros et il est vraisemblable que le risque encouru par Saint-Gobain puisse être du même ordre.
  • Le tribunal de commerce attend un avis de l'AMF pour se prononcer sur la plainte de Sacyr contre Eiffage
    Le tribunal de commerce de Nanterre va demander à l'Autorité des marchés financiers son avis avant de fixer les prochaines échéances des procédures de fond engagées contre Eiffage par Sacyr Vallehermoso, Inversiones Portival et Grupo Rayet qui demandent l'annulation des décisions de l'assemblée générale du 18 avril, au cours de laquelle 89 actionnaires espagnols accusés par Eiffage d'agir de concert avec Sacyr s'étaient vu privés de droits de vote.
  • Air France-KLM annonce un résultat d'exploitation en hausse de 32,5%
    La compagnie aérienne a fait état d'un résultat d'exploitation record en 2006-2007 à 1,240 milliards d'euros. Jean-Cyril Spinetta, PDG du numéro un du secteur en Europe, a également dit ne pas être en discussions avec Iberia et avoir clos celles en vue d'un rapprochement avec Alitalia. Le groupe a également annoncé un nouveau plan de réduction des coûts sur trois ans baptisé "Challenge 10", visant à économiser 1,4 milliard d'euros d'ici 2009-2010, dont 560 millions pour 2007-2008.
  • Scor: l'activité réassurance-vie a plus que doublé
    Le réassureur français a enregistré au premier trimestre un bénéfice net en hausse de 43% à 76 millions d'euros. Témoin de l'impact de l'intégration de Revios, spécialiste de la réassurance-vie, en 2006 l'activité réassurance-vie a plus que doublé, à 566 millions de chiffre d'affaires contre 265 un an plus tôt. A périmètre comparable le chiffre d'affaires recule de 9,8%. Une baisse que Scor explique par la non reconduction de "contrats exceptionnels" enregistrés au premier trimestre 2006.
  • Allianz vend sa part dans le sud-coréen Hana Life Insurance
    Le bancassureur allemand a confirmé la vente de sa part de 50% dans le spécialiste sud-coréen de l'assurance vie Hana Life Insurance, détenu conjointement avec le groupe local Hana Financial. L'opération doit permettre à Allianz de simplifier ses structures en Corée du Sud.
  • L'action Royal & Sun en net recul
    L'action de l'assureur britannique Royal & SunAlliance est en net recul jeudi à la Bourse de Londres après avoir annoncé une offre sur les minoritaires de son homologue danois Codan qui sera financée en partie par un placement de 300 millions de sterling d'actions (plus de 443 millions d'euros). En milieu de journée, l'action perd 4,36% à 162,3 pence, tandis qu'à la même heure le titre Codan flambe de 15,81% à 608 couronnes. L'opération sera valorisée en tout à 584 millions de livres sterling.
  • La CDC publie un bénéfice net plus que doublé après la cession de la CNCE
    La Caisse des dépôts a dégagé en 2006 un bénéfice net plus que doublé à 4,473 milliards d'euros, une progression due à la plus-value réalisée lors de la cession de sa participation de 35% dans la Caisse nationale des Caisses d'Epargne. Hors plus-value de cession, qui se monte à 2,245 milliards d'euros, et autres éléments exceptionnels, le bénéfice net ne progresse que de 1% à 2,113 milliards d'euros.
  • La Caisse des dépôts pourrait se joindre à d'éventuelles procédures contre EADS
    Le nouveau directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Augustin de Romanet, a réaffirmé clairement jeudi que l'établissement en tant qu'actionnaire se joindrait à des procédures si les enquêtes en cours, boursières et judiciaires, sur EADS faisaient apparaître des irrégularités de la part du groupe d'aéronautique et de défense. Mais il a ajouté qu'il n'avait "aucune présomption aujourd'hui qu'il y ait eu ces nuisances".
  • E.ON fait son entrée sur le marché russe de l'électricité
    Le premier groupe mondial de services aux collectivités a créé une coentreprise avec le fournisseur d'électricité sibérien STS et prévoit de racheter un électricien russe à la compagnie nationale Unified Energy System. Le marché russe de l'électricité aura besoin d'une vingtaine de milliards d'euros d'investissements dans les quinze ans qui viennent, a indiqué E.ON. STS dispose d'environ 1,1 million de clients en Sibérie occidentale.
  • Les défaillances d'entreprises repartent à la hausse en 2007
    Les défaillances d'entreprises dans le monde devraient augmenter de 7% en 2007, après une baisse de 17% en 2006, en raison du ralentissement économique attendu à partir de cette année, selon une étude publiée par l'assureur-crédit Euler Hermes. Aux Etats-Unis, les défaillances devraient repartir à la hausse (51%). La zone euro devrait souffrir du ralentissement aux Etats-Unis, mais aussi pâtir de la hausse de la TVA en Allemagne. En France, les défaillances d'entreprises devraient connaître une augmentation de 2% en 2007.