L’UBS rêverait-elle aussi d’ABN Amro?


L’information tombée ce week-end titille tous les acteurs du marché. Et on les comprend, car elle s’inscrit dans la plus grosse bataille que le secteur bancaire ait connue. Un porte-parole de l’UBS a ainsi confirmé à l’agence Reuters que la grande banque suisse «détenait 5,3% des droits de vote de son concurrent hollandais ABN Amro, liés à un paquet d’actions de 3,14%», contrôlé directement ou indirectement par le biais de ses filiales.

Les spéculations vont dès lors bon train, prêtant à l’UBS la volonté de se mêler au rachat d’ABN Amro, qui pèse aujourd’hui 67 milliards d’euros en capitalisation boursière et qui a réalisé en 2006 un bénéfice net de 4,8 milliards d’euros, en hausse de 7,6%. La première banque néerlandaise est, en effet, l’objet de convoitises multiples, depuis que le fonds d’investissement britannique TCI – qui affirme détenir 3% d’ABN Amro – a accusé l’actuelle direction de négliger les actionnaires, en ne faisant pas progresser l’action de la banque. TCI a alors réclamé «un démantèlement, une scission, une vente ou une fusion de ses différentes activités», voire carrément une cession du groupe tout entier.