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Mot clé - USA

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jeudi, avril 17 2008

Merrill Lynch annonce 1,96 milliard de dollars de pertes pour le premier trimestre

Merrill Lynch a annoncé avoir subi une perte au premier trimestre après avoir inscrit dans ses comptes plusieurs milliards de dollars de dépréciations de crédits immobiliers et d'autres actifs à risque. Le numéro un mondial du courtage affiche pour les trois premiers mois de l'année une perte nette de 1,96 milliard de dollars, soit 2,19 dollars par action, à comparer à un bénéfice de 2,16 milliards (2,26 dollars/action) un an plus tôt sur la même période. Il précise avoir déjà enregistré un total de plus de 24 milliards de dollars de dépréciations sur les trimestres précédents. Le groupe a parallèlement levé plus de 12 milliards de capitaux. Le groupe prévoit de supprimer environ 4.000 emplois d'ici la fin de l'année.

jeudi, février 14 2008

UBS exposé au "subprime" pour 27,59 milliards de dollars

UBS a dévoilé l'ampleur pour la première fois son exposition aux crédits à risques. Celle-ci a été ramenée à 27,59 milliards de dollars fin décembre, contre 38,77 milliards trois mois plus tôt, mais elle a engendré des dépréciations de 9,6 milliards. Les positions "Alt-A", de meilleure qualité que le subprime mais toujours considérées comme risquées, s'élèvent à 26,6 milliards, dont 21,2 milliards en titres adossés à des hypothèques résidentielles (RMBS) notés AAA et 5,4 milliards pour les non-AAA. Ces engagements ont nécessité des charges de deux milliards de dollars, dont 1,2 milliard rien que pour les non-AAA. Le directeur général Marcel Rohner n'a pas donné d'assurance sur un retour à la rentabilité, disant simplement que la banque s'attendait à vivre un exercice difficile. Autre surprise, UBS a passé une charge de 871 millions de dollars liée à des assurances acquises auprès de rehausseurs de crédit.

vendredi, juin 29 2007

USA: la Fed laisse son taux inchangé à 5,25%, reste prudente sur l'inflation

USA: la Fed laisse son taux inchangé à 5,25%, reste prudente sur l'inflation

ECONOMIE | 08h10 La Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé inchangé jeudi son principal taux directeur à 5,25%, en rendant un verdict prudent sur l'amélioration de l'inflation.

"Les chiffres sur l'inflation de base se sont légèrement améliorés au cours des derniers mois", a indiqué la banque centrale à l'issue de sa réunion de deux jours.

Elle a toutefois assorti son jugement d'un bémol: la modération des pressions inflationnistes doit se confirmer "de façon convaincante", et d'ailleurs l'inflation reste sa "préoccupation prédominante".

De plus, elle n'a pas répété la phrase affirmant que l'inflation semblait à même de s'infléchir à terme. Elle le faisait lors de ses précédentes réunions.

A l'appui de sa vigilance, la banque centrale a invoqué le bas niveau du chômage qui risque de créer des tensions sur les salaires. La forte utilisation des ressources dans les entreprises risque aussi de faire monter les prix.

"Ce communiqué est cohérent avec un statu quo durable", a réagi Marie-Pierre Ripert d'Ixis CIB.

La Fed se livrait là à un exercice délicat, car il lui fallait informer les marchés qu'elle avait pris note des petits signes d'amélioration sur l'inflation sans pour autant leur donner l'impression de baisser la garde.

L'inflation de base, mesurée hors alimentation et énergie, commence depuis quelques mois à refluer vers la barre des 2% qui constituent le seuil de tolérance de la banque centrale. Mais comme la révision à la hausse des chiffres du premier trimestre est venu le rappeler jeudi (avec une inflation liée au PIB au plus haut en 16 ans), il est trop tôt pour crier victoire.

Le statu quo sur les taux avait été largement anticipé par les marchés mais ils espéraient beaucoup un changement de ton sur l'inflation, et ils ont accueilli le communiqué avec prudence: l'indice Dow Jones prenait 0,19% à points à 13.453,82 points à la Bourse de New York vers 18H30 GMT.

Pour Robert Brusca de FAO Economics, la Fed a "trouvé le moyen de retirer son affirmation comme quoi l'inflation était +assez élevée+, mais en même temps de dire que l'amélioration n'est pas suffisante".

Au chapitre de la croissance, le Comité de politique monétaire (FOMC) s'est voulu rassurant, en jugeant que "l'économie devrait continuer à croître à un rythme modéré dans les trimestres à venir".

La Fed s'est ainsi dite confiante de voir la croissance rebondir, après le passage à vide du premier trimestre (0,7% seulement en rythme annuel).

Elle a fait état d'une croissance "modérée" au premier semestre, "en dépit de l'ajustement en cours dans l'immobilier résidentiel".

Elle n'a cependant pas fait allusion aux difficultés du secteur des prêts à risques ("subprime") qui commencent à inquiéter Wall Street et qui pourraient fissurer la croissance s'ils venaient à contaminer la consommation, qui est le premier moteur de l'économie américaine.

Pour Sal Giuatieri, de BMO Financial Group, le dilemme de la Fed se pose en des termes simples: "si elle baisse ses taux d'intérêt et donne un coup de pouce au secteur immobilier, elle risque d'alimenter l'inflation. Si elle les monte pour juguler l'inflation, elle risque de faire s'écrouler l'immobilier".

"Dans ces conditions le mieux pour la Fed est de ne rien faire", ajoute l'économiste.

Le taux directeur de la Fed est fixé à 5,25% depuis un an déjà.