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lundi, mars 17 2008

Le dollar dévisse, l'or s'envole, le franc suisse hésite

Les Bourses s’affolent après l’annonce de la faillite du fonds américain Carlyle, alimentant le spectre de la récession.

C'est un doux euphémisme: l'économie mondiale ne sait plus où donner de la tête tant les mauvaises nouvelles abondent sur le front financier. Dernier épisode en date: l'écroulement d'un fonds d'investissement appartenant au puissant groupe américain Carlyle (lire ci-dessous), laminé par une dette de 17 milliards de dollars! Une autre «victime» collatérale du subprime... L'agence de notation Standard & Poor's a beau promettre que le bout du tunnel de la crise du crédit américain est en vue 285 milliards de dollars de dépréciations aux dernières estimations , cette lumière est loin d'être rose aux yeux des marchés, qui se sont hier encore affolés. Tour d'horizon d'une planète financière en mal de boussole.

LE DOLLAR NE CESSE DE DÉGRINGOLER. QUELS EFFETS CELA A-T-IL CONCRÈTEMENT POUR LA SUISSE? Globalement, la chute du billet vert n'a que peu de conséquences sur l'économie suisse, dont la santé est intimement liée à l'euro, l'industrie exportatrice dans la zone euro pesant pour 56% du PIB. Bien sûr, si la crise du subprime fait chanceler d'autres institutions financières, l'économie mondiale en sera affectée. En attendant, les amateurs de shoppingpeuvent sauter dans le premier vol en direction des Etats-Unis. La descente aux enfers du dollar, qui a atteint hier moins de 1,01 franc un plancher historique est bien sûr tout bénéfice pour eux. Du reste, chez Hotelplan, les réservations de Pâques à destination de New York ou de San Francisco ont explosé par rapport à la même période de l'an dernier, «une hausse à deux chiffres», selon Prisca Huguenin-Dit-Lenoir, porte-parole du numéro deux du voyage.

QUID DE LA FOLLE ASCENSION DU PÉTROLE ET DE L'OR? Le phénomène n'est pas nouveau mais atteint chaque jour des sommets insoupçonnés. Ainsi, le baril de pétrole dépassait hier les 111 dollars à New York et les 108 dollars à Londres. Des niveaux records principalement dus à l'effondrement du dollar. Autre réaction en chaîne: l'once d'or, 31,1 grammes, qui ne cesse de se renchérir depuis le début de l'année. Hier, le métal précieux dépassait le seuil symbolique des 1000 dollars sur le marché londonien, soit, là encore, un cap historique. Lorsque le dollar plonge, la «relique barbare», telle que la surnommait l'économiste John Keynes, s'envole auprès des investisseurs, qui se replient sur de l'or vendu en dollars. A noter qu'en Suisse, les vrenelis ont plus que jamais la cote, constate la Banque Cantonale Vaudoise.

MAIS QUE FAIT LA BANQUE NATIONALE SUISSE (BNS)? Rien, et à juste titre, approuvent la plupart des analystes. Hier, la BNS maintenait le statu quo en matière de politique monétaire, en conservant un taux de référence à 2,75%. Une prudence qui s'aligne sur celle de la Banque centrale européenne. Toutefois, la BNS se montre plus mesurée sur ses prévisions de croissance, abaissée à 1,5% - 2%, et s'attend à une inflation moyenne de 2% en 2008. La raison? L'an dernier, le franc s'était considérablement affaibli face à l'euro près de 1,68 franc en octobre. Sa revalorisation rapide, à 1,58 franc, préoccupe nos grands argentiers. Pour Janwillem Acket, chef économiste chez Julius Bär, il n'y a pourtant pas de quoi s'inquiéter avant l'automne prochain, tant pour les exportations en Europe, les carnets de commande étant encore bien remplis, que sur l'emploi, qu'il estime en hausse de 2% pour cette année. «Ce n'est pas tant le renforcement du franc qui inquiète les exportateurs que sa volatilité», souligne aussi Fabien Heller, analyste au Credit Suisse.

mercredi, septembre 26 2007

BOURSES/MARCHÉS EUROPÉENS: en recul sur de mauvais indicateurs américains

BOURSES/MARCHÉS EUROPÉENS: en recul sur de mauvais indicateurs américains

Paris (AWP/AFX) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, de mauvais indicateurs économiques aux Etats-Unis venant préciser le scénario d'un ralentissement de la croissance, tout en confortant la hausse de l'euro à des niveaux jamais atteints.

L'euro a enregistré un nouveau pic à 1,4154 dollar, qui a correspondu avec une chute de la confiance des consommateurs américains, mesurée par l'institut Conference Board, de 105,6 à 99,8 points entre août et septembre, et une baisse des reventes de logements aux Etats-Unis en août, de 4,3% par rapport à juillet.

L'indicateur de confiance est ainsi à son plus bas niveau depuis novembre 2005 tandis que les reventes de logements sont à leur plus bas niveau depuis 5 ans.

A la mi-séance, la Bourse de New York était sans direction, le Dow Jones perdant 0,09% et le Nasdaq gagnant 0,08%.

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mercredi, août 15 2007

Les principales Bourses européennes ouvrent en baisse

La Bourse de Paris a ouvert en baisse de plus de 1% mardi, puis piqué du nez, avant de réduire rapidement ses pertes.

A 09H44 (07H44 GMT), l'indice CAC 40 des principales valeurs de la place ne cédait plus que 0,84%, à 5.521,84 points, dans des échanges de 531 millions d'euros, plus modérés que les autres jours.

Francfort cédait 0,76%, Londres 0,70% et l'Eurostoxx 0,88%.

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mardi, mai 15 2007

Reuters accepte d'être racheté par Thomson pour 8,7 milliards de livres

Reuters accepte d'être racheté par Thomson pour 8,7 milliards de livres


La Reuters Founders Share Company, chargée d'assurer l'indépendance éditoriale du groupe et qui peut bloquer tout rachat grâce à une "golden share" lui assurant 30% des droits de vote en assemblée générale, soutient l'offre d'achat proposée par Thomson, a souligné le groupe britannique dans un communiqué.L'opération reste encore soumise à l'approbation des régulateurs de la concurrence dans le monde, ainsi qu'à celle des actionnaires de Reuters. Le communiqué souligne que la finalisation de l'opération n'est donc pas certaine.

La famille Woodbridge de Toronto, qui contrôle 70% du groupe Thomson, soutient déjà la transaction. Elle détiendra 53% du nouveau groupe si l'offre d'achat est finalisée. Les autres actionnaires de Thomson en détiendront 23% et ceux de Reuters 24%.

Le nouveau groupe Thomson Reuters, qui serait doublement coté sur les Bourses de Toronto et Londres, détiendrait 34% du marché de l'information financière, contre 33% à Bloomberg. Le rapprochement devrait permettre aux deux entreprises d'économiser 500 millions de dollars par an trois ans après la fusion, selon le communiqué.

Thomson a proposé de payer 352,5 pence par action Reuters et de remettre 0,16 action du nouveau groupe par action Reuters actuellement détenue, ce qui valorise le groupe britannique à 8,7 milliards de livres sur la base du cours de l'action Thomson et du taux de change dollar canadien/livre lundi soir.

Le secteur de l'information financière est en pleine ébullition actuellement, sur fond de croissance des marchés et des revenus boursiers. Le magnat des médias Rupert Murdoch a également lancé une OPA de 5 milliards de dollars sur le groupe américain Dow Jones.
Du pigeon voyageur aux écrans d’ordinateur

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