De fait, le léger recul du bénéfice d'exploitation de Toyota aux Etats-Unis résulte uniquement des investissements massifs consacrés aux équipements et à la mise en route d'un nouveau site de production.

Cela dit, le groupe nippon a aussi profité de la faiblesse persistante du yen face aux autres principale devises.

Les prouesses de Toyota ne se cantonnent pas au continent américain.

En Europe aussi, il peut faire pâlir de jalousie ses rivaux à la peine.

Ses ventes y ont augmenté de 201.000 unités par rapport à 2005-2006 à 1,22 million de véhicules. Et puisque celles de ses concurrents tendent à faire le mouvement inverse, Toyota continue à grignoter des parts de marché.

Grâce à un modèle de fonctionnement ultra-performant qui lui donne une forte réactivité, et une grande maîtrise des structures de coût, Toyota a également bien résisté au Japon où la demande générale est en berne, puisque ses ventes n'y ont reculé que de 91.000 unités à 2,27 millions.

Ce recul est d'ailleurs totalement gommé par la progression du nombre de voitures écoulées dans le reste de l'Asie à 789.000 unités.

Pour l'année budgétaire achevée le 31 mars, le groupe Toyota Motor (marques Toyota, Hino et Daihatsu) a dégagé un bénéfice net record, en hausse de 19,8% sur un an, à 1.644,03 milliards de yens (10,28 milliards d'euros).

Son chiffre d'affaires a atteint un seuil historique de 23.948,1 milliards de yens, soit un bond de 13,8% par rapport à l'année précédente.

Quant à son résultat d'exploitation, il a fait un bond de 19,2% à 2.238,68 milliards, permettant au groupe d'être le premier à franchir la barre des 2000 milliards de profit opérationnel.

Toyota espère faire encore mieux au cours de l'exercice actuel qui s'achèvera fin mars 2008, grâce à des ventes qui devraient croître de près de 400000 unités à 8,89 millions.